Fondée sur le principe du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, action par laquelle un Peuple choisit librement, souvent à l’occasion d’un référendum d’auto-détermination (Nouvelle-Calédonie, 2021) ou plus rarement par les armes (Haïti, 1804), son statut politique et économique, c’est-à-dire classiquement s’il veut devenir ou non pleinement souverain et constituer un nouvel État indépendant. Concept dont le Président Américain Woodrow Wilson aurait la paternité (The Fourteen Points, January 8, 1918), bien que précédemment défendu par Lénine (Décret sur les nationalités, 1917), puis consacré par la Charte des Nations-unies (1945). L’idée du droit à l’autodétermination (l’idée avant le mot) a été clairement et hardiment défendue par les Généraux et Chefs de l’Armée Indigène dans l’Acte de l’Indépendance d’Haïti du premier janvier 1804. L’autodétermination a largement servi de tremplin au vaste mouvement de décolonisation de l’Afrique dans les années 1960. Parfois aussi des minorités (des indépendantistes Québécois, Catalans) invoque le droit à l’autodétermination pour revendiquer leur indépendance. Cela entraîne généralement un débat passionné entre les partisans du principe de l’intégrité territoriale et ceux de la thèse de la spécificité du « peuple » pour lequel ils revendiquent l’indépendance. En Haïti, il y aurait certaines velléités indépendantistes en gestation chez une frange de la population de la Gonâve et de Ouanaminthe.